Autre condition

Autre condition obligatoire, la configuration doit apparaître sur l’ensemble des marchés financiers de la planète : taux d’intérêt, matières premières, devises, actions et indices boursiers. Encore une fois, il est nécessaire de filtrer les hasards statistiques du courtier nessFX avec faible occurrence d’une base régulière et quotidienne de phénomènes qui nous servira à travailler. Dernière exigence, le signal graphique devra exister depuis plusieurs décennies.

C’est-à-dire que j’ai ressorti de vieux graphiques du Dow Jones sur un siècle ou les cours des actions japonaises dans les années 80, voire les valeurs américaines dans les années 60 et j’ai recherché la présence de signaux pour chaque technique graphique souvent présentée sommairement dans les livres sur l’analyse technique, mais plus exhaustivement sur http://www.abacibiz.com/broker-forex/avatrade.html. Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette démarche, c’est de pouvoir constater que la configuration graphique qui se manifeste aujourd’hui sur une action française dans le secteur de la technologie par exemple, existait déjà dans les années 60 sur une valeur industrielle américaine ou sur une banque japonaise dans les années 80. L’activité de ces différentes entreprises n’a rien de commun et pourtant, les cours boursiers se comportent de manière identique. S’il doit y avoir de la magie dans l’analyse graphique, je veux bien admettre que cette répétition à travers le temps de « patterns » en fait partie.

Destruction du pouvoir d’achat de la monnaie

Concernant l’argent métal, la figure technique est assez moche, mais la volatilité de ce métal pourrait nous jouer des tours. Ce marché est tellement petit que je me méfie des prévisions de l’analyse technique. Le trou actuel pourrait n’être qu’un piège à ours. L’argent suivra l’or à la trace et fera même beaucoup mieux dans le scénario « inflation », mais il pourrait chuter lourdement dans le scénario « déflation » en laissant l’or poursuivre seul le chemin de la hausse.

Je reste persuadé que la seule solution pour les gouvernements et les individus privés fortement endettés reste une poursuite de l’inflation monétaire pour détruire le pouvoir d’achat de la monnaie et rendre la dette plus facile à servir, ce que la Fed est tout à fait en mesure de faire en fixant les taux d’intérêts bien au-dessous du taux réel d’inflation.

Crise de l’immobilier

Le second facteur c’est la crainte concernant le durcissement des conditions de crédit. Certains investisseurs et traders ont conclu à un arrêt de mort pour le marché des sociétés minières juniors, dépendant principalement d’augmentations de capital pour continuer à développer leurs projets. Il est vrai qu’une crise du crédit rendrait les financements plus difficiles à trouver, mais à mon avis cela dépendra principalement du secteur dans lequel vous vous trouvez ! Dans une crise de l’immobilier, vous ne pourrez évidemment plus obtenir de financements pour de nouveaux projets immobiliers, et dans une crise économique en général vous ne pourrez plus trouver de financements pour la construction d’une nouvelle usine ou du moins beaucoup plus difficilement. En revanche, si le prix de l’or grimpe en flèche, vous serez, en tant qu’investisseur ou spéculateur, attiré par la hausse du métal, et davantage enclin à investir dans le secteur associé des mines d’or, si celui-ci est un des seuls à bien performer dans une économie dévastée. Je rappelle que la capitalisation cumulée des 15 sociétés minières aurifères majors de l’indice HUI ne représente que la moitié de la capitalisation de Microsoft ! C’est un marché microscopique qui n’intéresse
pour l’instant pas grand monde, mais lorsque les perspectives de profits dans les autres secteurs seront moroses, il n’y aura pas assez de place dans le secteur des minières aurifères pour accueillir ne serait-ce qu’une infime partie des capitaux placés actuellement dans le marché mondial des actions. Il n’y a pas besoin de beaucoup de capitaux pour faire décoller le prix de ces actions. Le revers de la médaille, c’est qu’il n’en faut pas beaucoup pour les faire plonger en cas de sortie de ce marché par plusieurs groupes simultanément.
3) Les investisseurs et traders dépendant du marché du crédit pour leur compte de trading, et se sentant concernés par la crise du subprime ont déguerpi et mis la clé sous le paillasson.
Wow ! Pas mal de pommes pourries sont tombées de l’arbre des métaux précieux cette semaine !

En synthèse

Une situation totalement absurde comme seul l’ego peut en créer. En synthèse, j’ai devant moi un individu qui est fier d’avoir perdu de l’argent en ayant raison dans 80% des cas. Les quatre opérations perdantes étaient parvenues à couvrir l’ensemble des gains réalisé dans les seize autres opérations. Et en plus, il avait attaqué son capital initial. Trop fort le gars. Je me suis bien gardé de le conseiller sur son plan de bataille, vu qu’il était persuadé de détenir la bonne méthode pour gagner en bourse. Pensez donc ! Comment voulez vous vous faire entendre d’un investisseur qui affiche un taux de réussite de 80% dans ses opérations. Dans le meilleur des cas, il se contentera de rigoler si vous mettez en doute ses capacités.

 

Les actions

Ce genre de discours peut faire sourire certains intervenants, mais je souris moi-même de tous ces investisseurs qui ont massivement acheté en janvier, février et mars 2000 les actions françaises et plus particulièrement technologiques. Les chiffres fournis par l’agence Fininfo Europerformance qui mesure les souscriptions dans les 5000 sicav et FCP vendus en France témoignent de cette frénésie d’achat qui s’est emparée des investisseurs. Seize mois plus tard, le bilan est terrible. Certains titres ont perdu 90% de leur valeur. Pour retrouver leur mise initiale, les valeurs sont dans l’obligation de grimper de 1000%. Le CAC 40 a perdu 50% de sa valeur. Le Nouveau Marché est passé de 7000 à 600 points. Alcatel valait presque 100 euros alors qu’elle se traite désormais à 11 euros. France Télécom est passée de 200 euros à 27 euros !